Force

 

 

Voilà ce que Fulcanelli nous dit sur la "Force" :

 

"Voici à notre avis, le chef d’œuvre de Michel Colombe et la pièce capitale du tombeau des Carmes."A elle seule, écrit Léon Palustre, cette statue de la Force suffirait à la gloire d'un homme, et l'on ne peut se défendre, en la contemplant, d'une vive et profonde émotion." La majesté de l'attitude, la noblesse de l'expression, la grâce du geste, - que l'on souhaiterait plus vigoureux, - sont autant de caractères révélateurs d'une maîtrise consommée, d'une incomparable habileté de facture."

 

Les demeures philosophales – deuxième livre

La croyance tue la Foi.

 

La tour est la Foi, cette volonté d'avancer sans faillir, par la force de ses convictions, elle est mise en exergue dans l'évangile de Marc : "En vérité je vous le dis, si quelqu’un dit à cette montagne : "Soulève-toi et jette-toi dans la mer", et s’il n'hésite pas dans son cœur, mais croit que ce qu’il dit va arriver, cela lui sera accordé." - Evangile selon Marc - Elle est la force, intérieure, qui garantit la réussite de l'œuvre pour le persévérant.

La croyance liée à la religion, est le nihilisme de la pensée et de la Foi. Si la Foi permet d'avancer sans requérir les preuves tout en permettant d'obtenir des signes, la croyance basée sur un concept inventé interdit la preuve, reléguée au rang de l'incompréhensible, voir du sacrilège. Elle cohabite avec la superstition et l'ignorance. Les religions fondées sur la croyance, imposent de croire sans réfléchir et de s'adonner à une adoration aveugle, elles interdisent tout travail sur soi et toute recherche intérieure pour accomplir un travail spirituel. Couplées à des tabous et dogmes, elles terrorisent les individus par le blasphème et le sacrilège, et lui interdisent définitivement de retrouver la part de divinité de chacun, cachée au plus profond de nous-même.

Une religion peut favoriser l’éveil spirituel si elle se fonde sur la Foi et non la croyance, si elle favorise la recherche introspective, et laisse le libre arbitre à chacun.

Croyance et ignorance vont de pair, en s'appuyant sur sa hiérarchie, le croyant mets sa confiance dans ceux qui sont censés savoir et abandonne toute recherche spirituelle personnelle, son illumination attendue ne pouvant venir que par les pontifes, il s'en remet totalement à eux, et se dirige droit vers sa mort spirituelle.

Alors que la Foi et la connaissance font bon ménage, la "tour" et la persévérance, par l’éveil spirituel, conduiront le cherchant à accomplir sa destinée.

Voici que nous en dit Jean-Pierre Tournier dans son ouvrage - Testament philosophique d'un maçon rectifié - :

"Christianisme transcendant : Pour les chrétiens, le Christ Jésus est le Sauveur, le messie, celui de l'alliance annoncée par les prophètes du peuple du Livre. Le christianisme originel était un mouvement émancipateur il est devenu dogmatique sous l'influence étatique. Le dogmatisme induit l'immobilisme , mais la Foi engendre le mouvement de l'esprit et de la Liberté. La réintégration universelle suppose donc la disparition de l'église matérielle."

 

Foi et persévérance lui assurent l'accomplissement de sa quête.

Jacques Hylae

La Tour - Autel de l'église Sainte-Marie-Madeleine à Rennes-Le-Château

La tour (la Foi) au dessus de la croyance. L'abbé Saunière a placé la tour au sommet de l'autel, soutenue par les quatre piliers de la vertu ou les quatre vertus cardinales. Marie de Magdala (Migdal en hébreu) est la tour, et symbolise la foi chrétienne.